Festival de la Plaine

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Théâtre du Claqsin / Les Âmes réveillées

 

C'est la pièce qui fera l'ouverture du Festival 2010, le vendredi 29 octobre à la salle polyvalente de Barges.

"Les Âmes réveillées" par le Théâtre du Claqsin

 

Un belle épopée entre deux êtres que tout oppose...

 

L'air de rien, commence une histoire entre un marin bourru et la soeur d'un pasteur qui vient de mourir, deux êtres que tout semble opposer. D'autres images viennent peu à peu se poser dans la tête....

 

Autre lieu, autres personnages...

 

Kathryn Hepburn, anglaise rigide libérant peu à peu sa sensualité, devient Maïté Pautet, irlandaise femme enfant bigote devenant femme dans toute sa splendeur de femme épanouie.

 

Humphrey Bogart, marin canadien perdu dans le fin fond de l'Afrique Noire, devient Gilles Petitjean, capitaine danois, tout aussi imbibé d'alcool.

 

Oui, tout va très vite. Les images de "African Queen" de John Huston, chef d'oeuvre du cinéma se superposent aux personnages qui évoluent sur la scène. Pari osé que d'adapter au théâtre ce monument du cinéma. Pari réussi par le décalage dans l'histoire d'abord, pour des besoins techniques avant tout. Pas de bateau, mais la rive d'un lac où se jouera le final de leur aventure. Aussi un personnage supplémentaire : un marin qui travaille pour ce capitaine de vieux rafiot.

 

Et puis, au lieu de chercher à s'identifier aux mythiques acteurs du film de John Huston, Joël Grenier, le metteur en scène (et aussi acteur dans le rôle du marin Sali) choisit de développer les personnages à partir de ce que révèlent ses acteurs.

 

       

         Gilles Petitjean                                                Maïté Pautet

 

Autant Kathryn Hepburn-Rosie, au départ, est grande et hautaine, autant Maïté Pautet-Kelly, son double des Âmes réveillées, semble fragile, comme perdue dans cette contrée trop grande pour elle. Côté capitaine, le Charlie-Humphrey Bogart, bourru et longtemps soumis à sa compagne de voyage, devient un Gilles Petitjean-Ingmar qui domine davantage avant de se laisser porter par la fougue de ce petit bout de bonne femme qui libère peu à peu une énergie formidable afin d'atteindre le but de leur quête. But apparent certes, car, comme dans le film de Huston, faire sauter un navire ennemi n'est que le prétexte à un voyage qui ressemble à s'y méprendre à une vie toute entière.

 

          Joël Grenier

 

Un simple voyage sur une rivière indomptable dans le film, une aventure libératoire au bord d'un lac dans la pièce posent le décor de la découverte d'êtres qui avaient gommé des pans entiers de leur identité, soit par dévotion, soit par abandon.

 

La pièce, très bien écrite, reprend parfaitement cette thématique de la valeur humaine comme moteur des changements qui font découvrir l'amour et un sens profond de la vie, avec toutes les forces et difficultés que cela suppose : l'envie, le plaisir, la tentation du renoncement (ce que font beaucoup d'humains), la peur, l'idée de la mort, la part de l'autre comme source d'énergie. Les deux personnages vont au-delà de leurs limites, côtoient l'impossible au risque de leur vie pour finalement trouver ce trésor rare qui appartient à ceux qui vont jusqu'au bout.

 

Le jeu des acteurs est très crédible, très authentique. Une vraie réussite, d'autant qu'à l'image du film, l'histoire est pleine d'humour.

 

 

 

Retrouvez plus d'informations sur le Théâtre du Claqsin sur le site :

http://troupedutrema.e-monsite.com/



09/05/2010
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